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C’est dans notre enfance que se consolide, ou non, notre confiance face à la vie. L’attitude de nos parents est bien sûr déterminante. En

bien ou en mal.

Par Isabelle Taubes  Revue Psychologies   Mis à jour le 14 Mai 2019 à 10:18 On ne naît pas timide, on le devient © iStock
  • Je n’ose pas m’affirmer ", " je ne sais pas dire non ", " j’ai peur du jugement des autres ", " je suis timide ", " je perds mes moyens quand je dois parler en public ", " quand je suis amoureux, j’ai le sentiment de ne pas mériter d’être aimé en retour ", " j’ai l’impression d’être sans valeur "… Autant de façons de faire entendre que l’on n’a pas confiance en soi.
    " En fait, l’expression “manque de confiance en soi” est un fourre-tout qui, sur le plan théorique, ne signifie rien, explique Gérard Louvain, psychothérapeute. En l’utilisant, le patient révèle que quelque chose ne va pas dans ses relations à lui-même ou aux autres, à l’amour ou au travail : ça ne marche pas, “parce que” je n’ai pas confiance en moi. En outre, on peut être très à l’aise dans le domaine professionnel et pas du tout dans sa vie affective. Etre performant pour lancer un projet et totalement inhibé à l’idée de négocier une augmentation de salaire. D’où la nécessité d’inviter la personne à décrire “comment ça cloche” pour elle, afin de comprendre l’origine du problème. "

Le constat " je n’ai pas confiance en moi " est toujours le produit d’une histoire singulière. On ne naît pas timide ou complexé, on le devient. Toutefois, on repère un point commun : c’est à partir des péripéties de la relation aux parents qu’ont surgi les éléments ayant donné lieu à ce manque de confiance en soi. Plusieurs types d’attitudes parentales, conscientes ou pas, sont en cause, même si les parents ne sont jamais entièrement responsables des névroses de leurs enfants. C’est parce qu’on les aime, qu’on les admire, qu’on les sacralise, qu’ils influent de la sorte sur notre destin.

    Résultat de recherche d'images pour "gay boy watching his NOTEBOOK super protective mom" Môme ! fais attention à ce que tu regardes sur ton ipad ! Les parents qui projettent leurs rêves sur leurs enfants

" C’est fou ce que tu manques de grâce ! " déclare la mère irritée par l’aspect un peu pataud de sa fillette de 5 ans. Elle avait rêvé de devenir danseuse, en vain. Pour se consoler, elle avait espéré donner le jour à un futur petit rat de l’Opéra… On le sait depuis Freud, les parents ne peuvent s’empêcher de projeter leurs rêves de grandeur sur leurs enfants : là où ils ont échoué, leurs petits réussiront. Mais certains tiennent trop à leur rêve pour accepter l’enfant tel qu’il est. Et quand ils s’aperçoivent qu’il ne comblera pas leurs souhaits, ils en conçoivent une immense déception, suivie de représailles en forme de dénigrement systématique. Et puisque les paroles parentales ont valeur d’oracle, l’enfant s’imagine qu’effectivement il ne vaut pas grand-chose. D’où des inhibitions susceptibles de toucher divers domaines – l’amour, le travail, la relation à autrui –, de préférence ceux qui ont été fortement investis par les parents.

 

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  Le refus de voir les problèmes

"Quoi qu’il arrive, tu réussiras dans la vie !” me répétait mon père. Je comprends maintenant que c’était un déni de mes difficultés : il ne voulait pas s’inquiéter pour moi. Résultat : un rien me déstabilise, confie Catherine. Aujourd’hui, j’ai une petite fille et je sais qu’aider un enfant, c’est être attentif aux signes d’inhibition : pourquoi il a si peu d’amis, pourquoi il n’ose pas s’exprimer à l’oral en classe… " Des parents, déjà encombrés par leurs propres problèmes, auront malheureusement tendance à jouer la politique de l’autruche. Difficile de leur jeter la pierre. Même s’il n’est pas rare que cet aveuglement signifie, plus tard, pour leur progéniture devenue adulte, quelques années sur un divan, à traiter des inhibitions qui, abordées dès l’enfance, auraient rapidement disparu. Autre cas : les parents qui préfèrent ne rien voir pour se préserver psychologiquement. Pour ceux-là, plutôt brillants et à l’aise en société, un enfant timoré (et souvent il l’est, parce que trop intimidé par eux) entraîne une blessure de leur amour propre.

 

 

 

La surprotection

" Pas question que nous t’offrions une Mobylette, tu pourrais avoir un accident. " Les parents anxieux ont tendance à surprotéger leurs enfants : la vie est si dangereuse, lorsqu’on la contemple sur fond d’angoisse… Or rien n’est plus contagieux que ce sentiment qui vous envahit sans que vous puissiez le contrôler. Papa et maman ont peur pour leur enfant, le croient sans cesse en danger de mort ? Il intériorise leur peur et commence à craindre lui aussi pour son existence ! Il se met à éviter les activités susceptibles de présenter un risque. Il accumule les précautions. Et perd peu à peu confiance en lui. " De plus, l’anxiété, affect très mobile, peut parfaitement se métamorphoser en une peur d’affronter les autres ou de faire face à l’autorité, observe Gérard Louvain. D’où, plus tard, des inhibitions et des peurs dans des domaines sans lien apparent avec la cause première de l’angoisse. "

L’absence de transmission d’un idéal

Les parents de Stéphanie, de grands pessimistes, ne lui ont jamais permis de penser qu’elle pourrait mener une vie conforme à ses espérance. Au contraire, ils lui ont seriné que, dans l’existence, il faut se contenter de ce que l’on a. Du coup, devenue adulte, elle s’ennuie à mourir dans son job mais n’ose pas en changer… " Ce qui nous incite à oser les changements, ce sont nos idéaux intérieurs, explique Elisabeth Martin, psychothérapeute. Mais pour les construire, il est nécessaire d’avoir eu des parents qui croyaient en vous, qui vous ont encouragé à écouter vos désirs. "

La survalorisation

" Ma fille est extraordinaire. Elle est d’une intelligence rare. Et quelle beauté ! " affirme la mère, tandis que la petite, gênée, ne sait pas où se mettre. Pour s’attribuer une valeur, se respecter soi-même, encore faut-il avoir été respecté et valorisé. Toutefois, " la survalorisation est aussi néfaste que la dévalorisation, poursuit Elisabeth Martin. Elle fragilise tout autant, car elle ne permet pas d’acquérir une conscience exacte de ses potentialités réelles. Elle condamne l’individu à se mesurer sa vie durant à l’image surdimensionnée que ses parents lui ont demandé d’incarner. Et il ne peut qu’échouer, se sentir insuffisant ".

 

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Les désirs parentaux inconscients

Nettement plus ravageurs sont les désirs parentaux inconscients, surtout quand ils sont hostiles. Parce que l’inconscient est justement ce que personne ne peut maîtriser. Or il existe des parents suffisamment infantiles et névrosés pour voir en leurs rejetons de dangereux rivaux, dont la réussite leur porterait ombrage. Le psychisme de l’enfant enregistre les vœux de ses parents et, effectivement, fabrique des symptômes en forme d’empêchement, de blocages, de peurs.

Le rôle des relations parents-enfants dans l’apparition du manque de confiance en soi n’est donc plus à démontrer. Toutefois, si une enfance peu propice à l’épanouissement est un handicap, elle est rarement une infirmité définitive. Il reste toujours possible, à l’âge adulte, de reprendre en main les cartes de son destin.

 

 

 

 

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Mar 14 mai 2019 Aucun commentaire